Coup de gueule ... 

retour argumentaire

03/06Sana...rrêTepas
03/03Pour qui sonne le glas ?
01/02réaction au quatre pages du préfet (contribution de M. Oudart).
27/01D'une inutilité nationale ne faisons pas un grand handicap régional 
27/01Réaction à la publicité gouvernementale (Courrier Picard du 19/01) pour  le 3ème aéroport "autours de Chaulnes
10/01Lettre d'un citoyenne 
10/01lettre d'un citoyen
27/12 Analyse du sondage réalisé par le site  expression-publique.com
16/12 histoire de trous et bombes
30/11 Les Santerrois, des Français au rabais ? Le Santerre poubelle de l’île de France ?
30/11De la ville à la campagne ou ... De la campagne à la ville ?

Sana.. rrêTepas

Depuis quelques jours, ce n’est plus Sana Terra, mais "Sana..rrêTepas". En effet ça n’arrête pas de se servir de Sana Terra comme d’une baudruche électorale et ceci commence a devenir très irritant et à m’énerver profondément.

Le fait que deux candidats à la même investiture, et donc rivaux, étaient tous les deux membres de l’association, a conduit au dérapage ..., bref je n’épiloguerai pas sur ce sujet.

Sana Terra, dans l’esprit de sa devise "l’Esprit Sain et les pieds sur Terre", constatant le climat politique local, a décidé de ne plus communiquer avant la fin des élections et ce n’est que sagesse.

Espérons qu’après le 16 juin le climat redevienne serein, car les grands perdants (comme toujours) de ces "climats" sont :

Quant à moi, j’ai décidé de reprendre l’intitulé initial de ce site "Site personnel de Pierry Poquet, natif de Chaulnes" , ce qui permettra encore à certains "apolitiques" présidents d’associations, (fonction servant en fait à certains de cache sexe à des ambitions politiques ) de m’accuser de n’être pas neutre politiquement et d’appeler ouvertement à voter pour tel ou tel parti politique (je ne sais pas ou ils ont vu cela dans ce site, c’est leur problème, pas le mien), mais ne leur permettra plus d’essayer de se servir de ces ragots à des fin destructives envers des structures qu’ils n’aiment pas.

Alors qu’il soit bien clair içi, ce site "Chaulnes International Betterave Airport" est un site strictement personnel, tout ce qui est écrit n’engage que moi, et j’en assume la pleine et entière responsabilité.

Le fait que je soit  membre (dans l’ordre alphabétique) de l’ACAS (Association Contre l’Aéroport dans le Santerre) de "Nous aimons la Picardie" et de Sana Terra ne doit plus permettre à personne d’affirmer que je parle sur ce site au nom de l’une ou l’autre de ces trois associations.

Depuis la création de ce site je reste sur une ligne simple, définie dès l’origine (cf le mot du Webmaster et le préambule de la pages liens écrits tout deux en novembre 2001) d’informer sans parti pris politique, confessionnel ou syndical. Le seul critère qui m’importe en fait est le critère "efficace contre le 3ème Aéroport".

Ceci dit, je ne sais prédire (n’étant ni devin, ni institut de sondage) la couleur politique de la prochaine assemblée nationale.

Par contre, ce que je sais, c’est que le clivage entre les "pour" et les "contre" est avant tout, suite aux amalgames savamment orchestré par M. Gayssot, géographique.

Si 80% des candidats aux législatives dans le Santerre sont "contre", 
80% des candidats franciliens sont "pour" - 
Etonnant non ?.
 

quelques illustrations de ces propos : 

[la lettre de R.G. Schwartzenberg] [le parisien du 1er juin
[Le parisien du 30 mai] [Le parisien du 29 mai] 

Ce que je sais prédire aussi, c’est que dans la prochaine assemblée, "atterriront " beaucoup plus de députés franciliens que de députés santerrois.

Ce que je peut déduire de tout cela, c’est que, si ce dossier reste en état, c’est à dire une confrontation débile et frontale entre "Parisiens" et "Santerrois", le résultat sera perdant pour toutes les parties.

En effet, nous santerrois , nous aurons perdu le combat et nous nous ferons imposer un bétonnage de notre région car le rapport de force n’est pas en notre faveur (quelques milliers de santerrois contre quelques millions de franciliens), mais eux les franciliens (et moi aussi étant des deux "bords" à la fois) auront perdus car ils se seront trompé de combat.
Le "troisième aéroport parisien" n’est sûrement pas la solution aux nuisances qu’ils subissent aujourd’hui et n’est sûrement pas source de réduction de nuisance autours de Roissy et Orly  dans 20 ans.

Alors que faut-il faire

Il faut à tout prix séparer le traitement de ces deux dossiers :

Ecouter les Franciliens et traiter de toute urgence de la réduction des nuisances autours des Aéroports Parisiens, source de réelles souffrances, en utilisant des critères d’environnement (et des solutions simples existent).

Ecouter les associations contre le troisième aéroport "ni ici, ni ailleurs, mais autrement" et traiter des solutions intelligentes  au développement du transport aérien (dont nul ne peut honnêtement prévoir la croissance à 20 ans avec une rigueur scientifique inaltérable) en évacuant la "solution imposée d’un- troisième - aéroport - à - Chaulnes", mais en étudiant différents scénarii de solutions, pouvant répondre à différents scénarii d’évolutions du trafic possibles (avec solution de passage d’un scénario à l’autre) et en minimisant les coûts et les impacts environnementaux.

Ceci permettra d’éviter une confrontation, à terme explosive, entre deux régions de France (pas si étanches que cela, il suffit de voir le nombre de "Parisiens" qui viennent prendre un bol d’air en Picardie pour s’en convaincre). 

Alors,

Message au ministre des transports d’après le 16 juin : au travail !

Message aux associations anti-troisième-aéroport et anti-nuisances-en-région-parisienne de tous poils : Tous unis pour gagner  !


Pour qui sonne le glas ?  

l'actualité  rattrape de manière dramatique les rubriques de ce site : 

Souvenez vous : j'avais, dans un doux délire,  écrit le 16 décembre 2001

Histoire de trou
... notre sous-sol santerrois est un véritable gruyère. C’est aussi à cause d’autres trous que le TGV nord a passé un automne difficile et à petite vitesse dans le Santerre, rallongeant le trajet de 10 bonnes minutes entre Paris et Lille.

J'avais aussi, début janvier 2002, photographié les églises des bourgs et villages concernés par le 3ème aéroport et vous avait donné le commentaire suivant :

"Comment vous faire "sentir" la région quand on ne possède pas d'avion pour les vues panoramiques des villages ?
Par le symbole de chaque village : les clochers. 
Balises visibles de loin, âmes des villages, j'avais perdu de vue qu'ils étaient si beaux et si différents à la fois"

Aujourd'hui, un des clochers que j'ai photographié, dans le village  de Folie, menace de s'écrouler à cause d'une excavation située sous l'église. C'est un drame affreux pour tous les habitants de ce village à qui j'adresse ici toute ma sympathie. Cette église menace de s'effondrer,  et l'article de Catherine Fagart, du Courrier Picard, le relate en ces termes :
"Il ne vont tout de même pas le démolir ? Quelle histoire ... c'est l'âme du village, le clocher ! Ma mère qui habite en face n'arrête pas de pleurer depuis tout à l'heure.
."

Folie, fait partie des 24 communes concernées  par le "périmètre d'étude de l'aéroport nommé honteusement par le préfet "Picardie Europe" alors que sa seule fonction serait d'exporter les nuisances parisiennes en Picardie.

Merci, Monsieur le préfet, mais nous n'avons pas besoin de vos nuisances artificielles, nous nous contentons sans joie
des nuisances "naturelles" (pour peu quelles le soient vraiment naturelles) 

De manière cynique, nous pourrions vous dire qu'il vous suffit d'attendre un peu, vous n'aurez même pas d'arrêté d'expulsion à ordonner puisque tout se sera écroulé avant la construction de cet aéroport. 

Dans le cas contraire, il vous faudra bien , par décision d'homme,  continuer ce que la nature en révolte a commencé à  faire à Folie : raser d'autres églises  telles celles de Rouvroy en Santerre, Méharicourt, Fransart, Hattencourt, et faire pleurer d'autres gens ..
 

Alors que dans  ces 24 communes sont situées un bon nombre de communes classées "catastrophe naturelle" depuis l'énorme orage de juillet 2001 qui a fait monter les nappes phréatiques et qui font depuis patauger ces communes  dans l'eau, dans l'indifférence quasi générale  (cf :  les photos de l'Ingon rejaillissant de ses sources dans toute l'actualité).

Pour exemple, les caves inondées par commune, dans l'emprise de "l'étude"
Chaulnes : 5
Méharicourt : 31
Rouvroy en Santerre : 11 
Fouquescourt : 28. Mais cette commune, où devrait être construit le 3ème aéroport,  a déjà disparu des cartes et a été oubliée des autorités et de la presse locale dans l'annonce des caves inondées  (cf photo plus bas)

Monsieur le préfet, ne pensez vous pas que ces communes ont déjà, et de manière naturelle, suffisamment eu leur part d'ennui pour qu'on ne les accable pas plus en les menaçant de les rayer de la carte ??" .  
Si le gouvernement a quelques 60 milliards de nos ex-francs à dépenser pour la Picardie, qu'il commence par faire le nécessaire pour que ces pauvres gens sortent de la m... plutôt que d'étudier comment construire un aéroport dans ce qui ressemble de plus en plus à un marigot sans même penser à étudier l'utilité de cette infrastructure. 
Vous seriez alors dans votre rôle de relais d'un état qui  aurait gagné à prendre véritablement en compte la détresse de certains de ces citoyens, plutôt que de faire de la politique politicienne sans se préoccuper des effets "collatéraux" que, excusez moi du peu, nous prenons en pleine g...

folie.jpg (41880 octets) eglfolie.jpg (41439 octets) caves.jpg (34260 octets)
L'église de Folie le 5 janvier 2002 le 2 mars 2002 Carte des caves innondées
 Où Fouquescourt semble
déjà rayé de la carte
(sources Courrier Picard)


  Réaction à la contribution du Professeur Oudart 

Ci-après, l'article du professeur Oudart (professeur honoraire de géographie à l'université de Picardie) : 


Que fait l'honorable professeur Oudart dans ce document de  quatre pages intitulé "Communiqué" reconnu comme publicité (payée sur budget préfectoral, donc sur nos impôts ) par le Courrier Picard   ?
 
M. le professeur honoraire intervient-il es qualité de "sommité régionale", intellectuel patenté (et "à l'oeil ?")
Où combien a t-il été payé pour nous vendre la soupe (version Mandarin local) ?

L'analyse logique des réponses possibles est simple :

Ou  M. Oudart intervient gratuitement dans un espace qui n'a rien d'universitaire mais tout de commercial et ... il est le dindon (consentant) de la farce,

Ou M. Oudart était tout à fait informé du caractère commercial et publicitaire de l'encart de 4 pages dans lequel on le faisait intervenir et alors M. Oudart, mandarin local, a été payé  et  s'est tout simplement comporté comme un "mannequin de luxe" de la préfectorale.  

Ci-après, le texte de M. Oudart, et  une réaction d'une ancienne (et beaucoup mieux élevée que moi
) élève du ci-devant professeur  Oudart ! 


Monieur Paul Oudart

Professeur Honoraire de Géographie.

 

 

Cher professeur,

 

 

            Étudiante en histoire à la faculté d’Amiens entre 1985 et 1989, j’ai eu l’honneur d’assister à vos cours de géographie régionale. J’ai gardé un souvenir assez vif de votre intérêt à la défense de notre région, coincée entre l’Ile-de-France et la région Nord. Je me souviens parfaitement de votre combat, malheureusement perdu, pour obtenir le passage du TGV-Nord par Amiens. Autant j’étais d’accord avec vous à ce sujet, autant je ne peux souscrire aux idées qui sont les vôtres concernant l’installation du 3ème aéroport parisien dans le Santerre.

            Certainement, le passage du TGV par Amiens pouvait avoir une incidence sur le développement de la capitale régionale. Mais pouvez-vous sérieusement penser que, dans le long terme, la création d’un aéroport sera un facteur de progrès pour la région ? Le résultat sera certainement visible dans le paysage, avec tout ce que cela induira comme nuisances visuelles et sonores, mais l’économie locale restera fortement dépendante de l’extérieur.

            Quant à l’argument de la création d’emplois, il ne me semble pas meilleur que celui que vous dénoncez chez les détracteurs de l’aéroport qui stigmatisent la disparition d’activités dans le secteur primaire et  l’industrie agro-alimentaire. En effet, peut-on raisonnablement affirmer que, pour créer des emplois, il faille construire un aéroport ? Construire une réplique de la Tour Eiffel et de tous les monuments parisiens dans le Santerre pourrait aussi fournir du travail aux Picards !

            Dans le débat actuel, ce que je trouve profondément choquant, c’est que l’on refuse de dire que le troisième aéroport n’est pas nécessaire. Même dans l’hypothèse optimiste d’une santé retrouvée dans le secteur des transports aériens, il faut savoir que lorsque le réseau TGV sera parfaitement développé (TGV-Est, liaison Paris-Toulouse), le trafic aérien intérieur diminuera ; lorsque les très gros porteurs Airbus sortiront des usines, il ne faudra plus raisonner en nombre de passagers mais en nombre de décollages qui diminueront eux aussi.

            Bien sûr, tout le monde ne peut qu’être d’accord pour la création d’emplois en Picardie, mais des emplois utiles qui ne défigureront pas définitivement des paysages.

            Soyez assuré, cher professeur, de mes sentiments les meilleurs,

 

Béatrice Delignières-Le Roux.


 
"D'une inutilité nationale, ne faisons pas
un grand handicap régional"

____________________

D’une inutilité nationale …

parce que :

Les aéroports parisiens sont artificiellement encombrés par des vols de courtes distances qui devraient être pris en charge par le TGV et les aéroports régionaux en évitant les correspondances inutiles.

Savez-vous que les principales destinations desservies à partir de Paris sont Londres, Marseille, Nice et Toulouse. Savez-vous qu'il y a plus de vols Paris-Marseille quotidiens que de vols vers tous les Etats-Unis !!

Savez vous que les aéroports de Paris saturent parce qu’en 1994, la compagnie Air France a occupé tous les créneaux horaires disponibles pour éviter l’installation des compagnies étrangères, lors de l’ouverture du ciel à la concurrence.

Savez-vous que le nombre de passagers transportés pour de courtes distances est en diminution constante depuis 1998 (concurrence des T.G.V. oblige), alors que le nombre de vols pour les courtes distances reste le même (C'est à dire que l'on transporte moins de monde par avion, mais que Air-France se refuse à diminuer le nombre d'avions).


Il existe donc des moyens simples et peu onéreux pour désencombrer Paris et réduire dès aujourd’hui les nuisances que subissent les Franciliens.

Il suffit de diminuer la fréquence des vols courts. A-t-on vraiment besoin d’une moyenne de 3 départs par heure vers Marseille ? Les fréquences élevées vers les destinations proches se sont fait pour des raisons de stratégie commerciale des compagnies (principalement Air France) et non par nécessité !
Imaginez vous la place qui serait ainsi dégagée pour d'autres destinations futures et l'appel d'air immédiat, en terme de nuisance, qui serait donné au Franciliens habitant sous les couloirs aériens !

supprimer les vols de nuit!


Les prévisions de croissance pour les 20 prochaines années, largement surévaluées, ne tiennent pas la route.

Les technocrates de la DGAC veulent vous faire croire que, parce que le nombre de passagers transportés (et pas le nombre d'avions) à doublé depuis 20 ans, il va doubler dans les 20 ans qui viennent. Avec le même raisonnement on pourrait dire que, parce qu'il à plu hier, il va pleuvoir demain !

Malheureusement leurs prévisions ne tiennent qui si le prix du billet d'avion continue de baisser indéfiniment. Ors toutes les compagnies aériennes perdent de l'argent depuis 2000 quand certaines ne disparaissent tous simplement pas. Si elles perdent de l'argent, c'est que le prix du billet (leur recette) est trop bas. Et si le prix du billet monte, les gens prendront moins l'avion et les prévisions de la DGAC ne tiennent plus.


Il existe déjà beaucoup de "troisièmes "aéroports "parisiens" en région parisienne et en province

On a Vatry, Châteauroux et Brest pour le fret, Beauvais pour les Charters, Lille-Lesquin à une heure de Paris par T.G.V. qui n'est pas sur-utilisé.

On a Lyon Satolas, Strasbourg, Bâle-Mulhouse, Bordeaux, Montpellier et Lille qui existent, qui ont des réserves de capacités et qui ne demandent pas mieux que de remplir leur rôle de capitale régionale et porte d'accès européenne et de ne pas être méprisées par Paris.

 

... ne faisons pas un grand handicap régional.



Parce que si Chaulnes se faisait :

Nous détiendrions alors un record mondial d'éloignement

Nul autre pays, n'a jusqu'à présent pris le risque d'édifier ou de projeter un site à plus de 70 ou 80 km de rayon, pour cause évidente d'éloignement de son marché. Les usagers choisiraient d’aller à Roissy plutôt que de venir à Chaulnes. D’ailleurs aucune compagnie aérienne, n’a aujourd’hui déclarée son intérêt pour Chaulnes.


L’aéroport ne pourrait se développer parce que l’espace aérien au-dessus du Grand Bassin Parisien est déjà trop encombré.

Le Nord de l'Europe est la région du monde où l'espace aérien est le plus encombré.

Le ciel du grand bassin parisien est déjà proche de la saturation. En fait d’explosion de trafic la DGAC n’anticipe qu’une faible augmentation du nombre de vols. A quoi servirait-il de construire un nouvel aéroport si on ne peut mettre beaucoup plus d’avions dans le ciel parisien ?


Les infrastructures qui permettraient de rejoindre Chaulnes sont déjà aujourd'hui saturées.

L'A1 est saturée. Il faudrait construire une A1 bis. Combien d'hectares et d’emplois de l’agroalimentaire disparus ? - quel coût ?

La ligne de T.G.V. est saturée. Il faudrait en construire une autre. Combien d'hectares et d’emplois de l’agroalimentaire disparus ? quel coût ?


Des conséquences néfastes saperaient irrémédiablement le tissu économique actuel du Santerre.

Des milliers d’hectares seraient expropriés, parmi les plus fertiles de France, entraînant la disparition de dizaines d’exploitations, et des emplois tertiaires qui vont avec.

Ce serait la mise en péril de l’une des principales zones légumières de France, et des milliers d’emplois qui nourrissent 25% de la France et exportent largement vers la Communauté Européenne.

Les grands de l’agroalimentaire implantés dans le secteur risqueraient fort de délocaliser leurs usines.


Ce projet, parce qu’inutile aurait toutes les chances de faire un "big flop"et nous aurions "gagné le cocotier".

Nous aurions perdus 3 000 hectares minimum des meilleures terres de France bétonnées et sacrifiées (un véritable saccage au détriment des générations futures) et .... gagné les nuisances.

Nous aurions perdus irrémédiablement notre vocation de poumon vert entre Lille et Paris, de jardin de la région parisienne, de tourisme vert,…. et les emplois promis. Mais les promesses … n’engagent que ceux qui y croient!


Et si Chaulnes, au bout du compte, ne se faisait pas

Nous aurions sacrifié le développement économique d’une région pour rien.

Nous aurions gelé, comme à Beauvilliers, des territoires ou plus aucun investissement d’infrastructure ne se ferait dans l’attente d’un hypothétique aéroport.

Nous aurions dévalué tous les biens collectifs pour rien.

Nous aurions créé un espoir d’emploi pour rien.

Nous aurions fait rêvé certains franciliens pour rien ....

Bref plus rien que les yeux pour pleurer !!

[version pdf]


Lettre d'une citoyenne

le 4 janvier 2002

A Monsieur Bernard Deserable
Président de la chambre de commerce et d’industrie d’Amiens

Monsieur,

 

L’entretien que vous avez accordé au Quotidien «La Croix» et publié dans le numéro d’aujourd’hui me fait froid dans le dos.

Vous semblez, à vous lire, savoir mieux que quiconque ce qui est bon pour le Santerre. Avez-vous seulement déjà eu l’occasion de vous rendre sur le terrain et d’en connaître les réalités?

Vous citez, à juste titre, l’existence des couloirs aériens traversant le ciel de la région; vous savez aussi que c’est une zone à risque du fait même de la densité du trafic aérien.

Vous parlez de la peur de Londres et Bruxelles concernant la concurrence que leur ferait ce nouvel aéroport. Mais, à l’heure de l’Euro, quelle Europe construisons-nous si nous en sommes encore à faire la guerre économique à nos voisins et partenaires européens? Pourquoi ne pas penser plutôt que grâce à l’Eurostar et au Thalys il est possible de prendre l’avion à Londres où à Bruxelles presque aussi vite qu’à Chaulnes?

Qui vous permet de dire que l’obstacle que représentent les cimetières est un argument douteux? Certainement pas les descendants des soldats de la grande guerre qui sont encore nombreux à se recueillir sur les tombes de leurs pères. Avez-vous déjà visité un de ces cimetières et goûté de leur sérénité?

Qui vous permet de penser que les habitants du Santerre partagent votre vision d’une région sinistrée de toute éternité? Pour les agriculteurs, le troisième aéroport: voilà le sinistre éternel!

Les quincailleries Deserable sont une vieille institution amiénoise. Vous devez comprendre que les agriculteurs qui se succèdent depuis des générations soient attachés à leurs terres et refusent d’hypothéquer l’avenir des générations à venir. Vous reconnaissez vous-même que cette agriculture représente la richesse du Santerre (Jules César avait fait cette constatation bien avant vous).

De grâce, arrêtez de vous comporter en colonisateur type III° république, désirant apporter la civilisation aux peuples arriérés et laissez le Santerre vivre en paix de son agriculture.

Merci de répondre à mes questions.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués,

Béatrice Delignières-Le Roux


Lettre d'un citoyen

Lettre ouverte aux gouvernants et aux citoyens
(ou la mémoire courte - Non au troisième aéroport à Chaulnes)

15 novembre 2001

La décision de construire un troisième aéroport internationnal en France ne peut qu'appartenir à nos gouvernants. Elus, ils sont seuls juges, seuls aptes à prendre une telle initiative, qu'elle soit jugée bonne ou pas par leurs concitoyens ou par d'autres élus. Un tel projet amène forcément un débat dont les enjeux échappent au commun des Français, c'est à dire au plus grand nombre. Toutefois, les intérêts politiques, économiques et sociaux, voire écologiques, ne doivent pas masquer une autre réalité. Le Santerre, comme toute la Somme, est une terre chargée d'histoire, une terre qui a été le cadre, sans être unique, du premier grand drame du XXème siècle : la Première Guerre mondiale.

Implanter le troisième aéroport à Chaulnes c'est effacer définitivement de notre mémoire ces lieux où des dizaines de milliers d'hommes ont fait le sacrifice de leur vie. C'est oublier totalement les conditions de leur terrible calvaire qui seraient impossibles à imaginer aujourd'hui et que le temps a fini par effacer de notre mémoire. Seule la terre, par endroit, en porte encore les traces et les cicatrices. Seuls quelques monuments et des milliers de tombes nous incitent à nous souvenir. 

Ablaincourt-Pressoir, Lihons, Soyecourt et Vermandovillers sont quatre villages qui vont mourir pour la seconde fois. Cette
fois définitivement. Morts une première fois au cours de la Grande Guerre ; pilonnés, écrasés, rasés ; la volonté des hommes les avaient ressuscités. Pour eux, il fallait redonner vie au Santerre dévasté comme tant d'autres régions de France. Aujourd'hui, par la volonté d'autres hommes, ils vont subir une nouvelle destruction mais cette fois le béton va sceller à jamais leur tombe. Abattus par des intérêts bien plus puissants que les mines et les obus.

Mais alors, que va-t-on faire des 29 296 corps répartis dans les deux nécropoles qui se trouvent à l'endroit même où vont surgir pistes et bâtiments ? 6 581 soldats français inhumés à Lihons et 22 665 soldats allemands à Vermandovillers (plus importante nécropole de la Somme où sont enterrés les deux jeunes poètes Alfred Lichtenstein et Reinhard "Johannes" Sorge). 

Et qu'adviendra-t-il également de la tombe du prince Louis Murat, maréchal des logis au 5ème régiment de cuirassiers, petit-neveu de Napoléon 1er et petit-fils du roi de Naples, maréchal de France, Joachim Murat, tombé le 26 août 1916 et dont la tombe se situe dans un petit parc donné par sa famille à la commune de Lihons en 1961 ? 
Et pour toutes
les autres nécropoles, près de vingt, qui vont se trouver en zone de nuissance ? Essentiellement du Commonwealth, ces cimetières sont parmi les plus visités. Pour des milliers de Britanniques, même encore en 2001, la Somme est un véritable lieu de pélerinage. Le Lourdes de la Grande Guerre. Vaste sanctuaire. Il leur faut venir ici pour suivre, trouver, découvrir les traces de l'aïeul disparu à vingt ans dans la boue de ce département. Le défigurer serait une insulte pour eux, pour ces descendants de dizaine de milliers de Tommies qui reposent tous sur le sol de France (par souci d'égalité, aucun corps de combattants britanniques tombés au cours de ce conflit n'a été rapatrié). Quel manque d'humanisme que d'imposer à ces gens de telles nuisances, eux qui parcourent tant de kilomètres pour venir se recueillir. 

Mais que valent leurs pensées face au modernisme ? Aujourd'hui, on s'émeut de quelques milliers de victimes du terrorisme mais on accepte d'oublier la mémoire de centaines de milliers d'hommes, venus parfois des régions les plus reculées du monde, morts dans la Somme et en Picardie. Alors non. Ce département et cette région ont connu suffisamment de destruction par le passé. Ils doivent aujourd'hui rester lieu de mémoire. Raser des villages du Santerre, y construire un aéroport, des routes supplémentaires, des voies de chemin de fer, c'est oublier la volonté des hommes qui après cette guerre ont tenté de redonner vie à un coin de France sinistré, défiguré, véritable paysage de destruction et de mort. Eux qui voulaient lui redonner un visage humain. Un retour au calme. N'oublions pas cette volonté. Ne faisons pas table rase du passé. N'oublions pas tous ces hommes qui ont versé leur sang sur cette terre.

Alors, messieurs les politiciens, vous dont la décision salit leur mémoire, vous n'avez pas le droit, même en tant qu'élus de la Nation, de commettre une telle infamie, une telle ignominie. Les morts ne vous demanderont pas de comptes mais ne les tuez pas une seconde fois. Et si votre choix est définitif, si vous l'assumez pleinement, espérons que d'autres hommes sauront réparer à temps votre tragique erreur.

A. Pouteau, citoyen

lettre trouvée sur le site : http://www.multimania.com/picardie1418/accueil.htm


Analyse du sondage réalisé par
le site expression-publique.com

Le site expression-publique.com a effectué un sondage sur un échantillon de 1245 internautes.

Les principaux enseignements à en tirer :

de la nécessité du 3ème aéroport
51 % considèrent que le 3ème aéroport "du bassin parisien" n’est pas une nécessité économique.
57 % que ce n’est pas une nécessité environnementale.
52 % que ce n’est pas une nécessité en matière de sécurité.
Alors nécessaire ?  

Sur le débat public.
69 % estiment qu’il n’y a pas (ou plutôt pas) eu de véritable débat public contre 17 % qui pensent qu’il y a eu (plutôt ou tout à fait) un véritable débat.
Alors Monsieur Zemour  ... Heureux ?

Sur le choix d’un 3ème aéroport .
70 % sont, soit contre le 3ème aéroport (43 %) soit contre le lieu d’implantation choisi, contre 24 % qui sont pour le 3ème aéroport et favorable au lieu d’implantation choisi.
Alors Monsieur Gayssot, un troisième aéroport "parisien", une bonne idée ?

Sur le choix de où prendre l’avion.
63 % choisiront plutôt d’aller à Roissy s’ils doivent prendre l’avion pour un vol international.
Monsieur Gayssot, ...  ... ... ? (bis repetita) 

Sur la pérennité du projet.
52 % pensent que finalement l’aéroport ne sera pas construit, ou sera construit à un autre endroit, contre 36% qui pensent que l’aéroport sera construit à l’endroit choisi (et 11% s’en foutent éperdument).
Pas électoraliste la décision ?

Pour consulter les résultats de ce sondage en détail


Histoire de trous et bombes

(C’est un camion qui transportait un trou, en roulant il perd son trou, il fait marche arrière .... Et tombe dans le trou. Était-il plein d’énarques parisiens ? l’histoire ne le dit malheureusement pas ...)

Préambule
Nos décideurs, si parisiens et si naturellement supérieurement intelligents et clairvoyants, n’ont aucune connaissance de l’histoire et de la géographie du Santerre. Il est vrai qu’une si petite région, vue de Paris ... Quantité négligeable, tout juste bonne a être sacrifiée au profit du Grand Projet, fierté de nos technocrates : toutes les autres peuplades de la terre ont échoué a faire fonctionner un aéroport à plus de 70 km de leur capitale, mais nous, fiers gaulois, Mesdames et Messieurs, retenez votre souffle, nous allons tenter quelque chose d’extrêmement périlleux devant vous : un aéroport à plus de 120 km de Paris !! roulement de tambours, frémissez françaises et français, le grand cirque de nos énarques est en marche (avez vous remarqué ? nos trois premiers candidats aux présidentielles sont tous les trois énarques ... malheureusement un seul des trois serait sorti du comas et encore, quand il avoue dans le courrier picard qu’il ne comprends pas que Gilles de Robien puisse laisser passer cette "chance" unique et historique de construction du troisième aéroport en Picardie ...j’ai des doutes ...) Mais bon, venons en à nos trous.

Histoire de trou
Alors à l’attention de nos grands décideurs qui rêvent de voir leurs noms au panthéon de l’histoire mais qui n’avaient même pas vu nos cimetières militaires en Santerre (culturellement aussi grossier que, pour un parisien, ne pas savoir que la Tour Effel est à Paris), ci-après quelques éléments de notre histoire picarde et santerroise.

Histoire récente :
- Ou a déraillé pour la première fois le TGV ???
Réponse : à Ablaincourt-Pressoir.

- Mais pourquoi ce TGV a, pour la première fois , déraillé à Ablaincourt-Pressoir ?
Et bien, mon brave monsieur, parce qu’il y avait un trou sous la voie.

- Et pourquoi, monsieur, un trou avait-il l’outrecuidance de se trouver sous la voie, alors que ce TGV avait été décidé par nos énarques parisiens et construit par nos ingénieurs parisiens ??

- Et bien monsieur, parce que notre sous-sol santerrois est un véritable gruyère. C’est aussi à cause d’autres trous que le TGV nord a passé un automne difficile et à petite vitesse dans le Santerre, rallongeant le trajet de 10 bonnes minutes entre Paris et Lille.

- Oui, mais encore ??

Trous agricoles
Avez vous remarqué que dans les champs de blés du Santerre, cet été, il restait deci-delà quelques petites surfaces non récoltées : c’étaient des entrées de trous ou de souterrains que l’on a prudemment laissé en l’état.

Souvent de forme ronde (3 à 4 mètres de diamètre, 6 à 7 mètres de profondeur), elles sont les témoins de l’histoire agricole. Les cultivateurs, souvent avant la guerre de 14-18 creusaient des puits verticaux pour accéder à la craie, puis continuaient à la pioche horizontalement pour extraire du cran que l’on répandait sur les terres labourables afin de nourrir les semis et d’alléger la terre. Lorsque l’on sait qu’un hectare de plantation consomme plus d’une tonne par an de cette matière minérale, on imagine les quantités énormes de galeries qui minent notre sous-sol.

Lorsque l’exploitation était terminée, il était impossible de reboucher le trou dans son intégralité, aussi un homme payé à la tache, avait pour mission de créer un bouchon dans les puits d’accès. Il installait à 1,50 mètres une série de morceaux de bois entrecroisés, puis remettait la terre que l’on avait enlevé pour accéder à la craie.

Aujourd’hui, il arrive souvent, sous l’effet de trois facteurs, que ces bouchons s’effondrent laissant apparaître des ouvertures profondes de 6 à 7 mètres: le temps qui à pourri le bois, le poids des machines agricoles de plus en plus lourdes (et je ne vous parle pas des avions) et aussi l’énorme quantité de précipitations de l’automne 2000 et du printemps 2001 qui a énormément alourdi les terrains formant ce bouchon (*).
(*) source le courrier-picard du 24 août 2001.

Trous médiévaux
En plus de ces entrées de carrières existent, dans notre sous-sol, des souterrains qui reliaient les nombreux châteaux et villages de la région dans de temps plus anciens. On dit que l’on pouvait aller du château de Chaulnes à Versailles uniquement par souterrain !!

trous de 14-18
Le Santerre était truffé de tranchées et de cagnas (lieu d’habitation souterrain du poilu, de bonne taille et bien profond). Savez vous comment ont été rebouchés tous ces trous ? Par des entreprises peu scrupuleuses qui, payées à la tâche ont tout simplement utilisé la même technique du bouchon à 1,50 mètre sous terre et recouvert de terre avoisinante.

Au fil du temps, tout cela joyeusement crève, s’ouvre et fait apparaître les entrailles de notre sous sol. J’ai personnellement dénombré plus d’une dizaine de trous de cette sorte dans un seul et même champ, cet été, du coté de Licourt (6km de Chaulnes).

Avec un peu de chance, nos joyeux touristes qui atterriront dans notre troisième aéroport "parisien", n’auront peu être même pas à quitter l’avion pour prendre le métro qui devrait les emmener directement à Paris. Dès qu’ils seront 6 mètres sous terre, la correspondance sera directe !!

Et les multiples engins de guerre ?
Le sous-sol du Santerre regorge d’engins de guerre non explosés. La surface a été nettoyée par les cultivateurs, mais en dessous ... Lors de la construction de l’autoroute A29, 65 tonnes d’engins de guerre non explosés ont été extrait pour 65 km d’autoroute. Une tonne au kilomètre !!

Conclusion
Alors messieurs nos énarques et ingénieurs parisiens, bon courage !!. Ces trous et ces bombes représenteront peut être vos trous budgétaires et vos bombes politiques qui auront pour effet de vous envoyer mal-faire ailleurs (si toute fois nous, Santerrois, ne l’aurions pas fait auparavant !!).


Les Santerrois, des Français au rabais ? Le Santerre poubelle de l’île de France ?

Le 11 novembre 2001, 3 500 franciliens défilaient contre les nuisances des aéroports parisiens et conséquemment ... pour la construction du troisième aéroport parisien à plus de 100 km de Paris.

J’ai eu la grande joie intellectuelle d’entendre, sur France-Info, un élu régional d’Île de France, médecin de son état, expliquer le risque médical inhérent au bruit des avions  sur les enfants en bas âges et les personnes âgées, ainsi que les effets néfastes sur les poumons du dégazage des avions à proximité des zones aéroportuaires et ... d’en conclure qu’il était nécessaire et urgent de décider de la construction d'un troisième aéroport Parisien. ... loin de Paris.

Les Santerrois auraient-ils des enfants et vieillards génétiquement modifiés aptes à résister aux nuisances tuant à petit feu les franciliens ? Auraient-ils des poumons nickelés ?

Ou seraient-ils des français de catégorie inférieure  ?

Quelle tare originelle les auraient atteints et qu’ils devraient expier au mobile qu’il y a, par construction, moins d’habitants à la campagne qu’à la ville (ou tout du moins tant que l’on a pas eu l’idée saugrenue de transporter les villes à la campagne ?) 


De la ville à la campagne ou ... De la campagne à la ville ?

Posez la questions aux Santerrois que vous rencontrez : êtes vous prêts à déménager pour aller habiter à Paris ? Ou en région parisienne ? 90 % vous répondront franchement : Non. Alors Santerrois, il ne sera peut être pas nécessaire de déménager pour aller en région Parisienne, la région parisienne pourrait venir, par décision politique, d’elle même à vous !